Le Sommeil

Vous recherchez des informations fiables dans le domaine de la santé? Vous souhaitez en apprendre davantage sur les applications de santé avant de les utiliser? L’institut des sciences de la santé de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (Forschungsstelle Gesundheitswissenschaften der Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften; ZHAW) élabore sur mandat d’AXA prévoyance santé des informations sur la santé scientifiquement étayées ainsi que des conseils sur divers thèmes en lien avec la santé. Il sélectionne et évalue les applications susceptibles de répondre à vos questions et problèmes de santé. Pour savoir comment nous avons procédé pour l’évaluation, veuillez vous reporter au chapitre Méthodologie. 

Informations Conseils Apps

Que se passe-t-il quand nous dormons?

Le sommeil occupe environ un tiers de la vie d’un adulte. Mais pourquoi dormons-nous, et que se passe-t-il lorsque nous sommes dans les bras de Morphée?

Sommeil = repos... vraiment?

Lorsque vient l’obscurité, notre corps secrète de la mélatonine. Aussi appelée hormone du sommeil, elle régule le rythme jour-nuit – ou cycle circadien; c’est pour cette raison que, le soir, nous sommes fatigués.[1] Quand nous dormons, notre système nerveux autonome se détend: notre respiration devient régulière, le pouls ralentit, et la pression sanguine et la température corporelle s’abaissent. Mais d’autres fonctions du corps tournent à plein régime, comme la digestion, qui a lieu en partie durant le sommeil. Diverses hormones sont libérées ou atteignent leur niveau maximum pendant la nuit, à l’image de la leptine, qui inhibe la sensation de faim.

Recherche sur le sommeil: le «grand nettoyage» du cerveau

De récentes découvertes scientifiques révèlent que, pendant la nuit, le liquide céphalo-rachidien remplit le cerveau par vagues puis s’en retire, évacuant ainsi les produits métaboliques nocifs.[2] Tandis que nous dormons du sommeil du juste, il se pourrait donc bien que notre cerveau subisse un cycle de lavage en règle.

Pourquoi le sommeil est-il si important? 

Un sommeil en suffisance renforce le système immunitaire et réduit le risque d’hypertension ou de diabète de l’adulte (diabète de type 2).[1][3][4] Il améliore en outre le bien-être psychique et les performances cognitives. Après une bonne nuit, nos nerfs sont au meilleur de leur forme, et nous sommes parés pour négocier la journée avec calme et attention.

Important pour les conducteurs

Un sommeil en suffisance est gage de sécurité sur la route. En effet, après une nuit blanche, la réactivité est émoussée.[5] La capacité de conduire d’une personne en manque de sommeil est comparable à celle de quelqu’un sous l’influence de l’alcool. Alors, si l’on n’a pas fermé l’œil de la nuit, mieux vaut s’abstenir de prendre le volant.


Bien dormi?

Pour être sain et réparateur, le sommeil doit avoir une durée et une qualité suffisantes.

De combien d’heures de sommeil avons-nous besoin?

Avant toute chose: il n’y a pas de «formule magique»! La durée de sommeil nécessaire varie d’une personne à l’autre en fonction de son patrimoine génétique: certaines se sentent reposées et en pleine forme après une nuit de six heures, tandis que d’autres ont besoin d’au moins neuf heures de sommeil. En semaine, les Suisses dorment en moyenne sept heures et demie. Cela dit, la plupart souhaiteraient pouvoir rester un peu plus longtemps sous la couette, comme le prouve la moyenne de huit heures et demie relevée le week-end.[6]

Une nuit trop courte, ce n’est pas un problème; le sommeil «en retard» peut être rattrapé en fin de semaine. Mais des nuits tronquées à répétition peuvent avoir des répercussions négatives sur le corps comme sur l’esprit. 

Qu’est-ce qui définit un sommeil de qualité?

Si vous ouvrez l’œil en étant reposé et plutôt satisfait de votre sommeil et ne ressentez ni fatigue ni moments d’inattention pendant la journée, votre sommeil est très certainement de bonne qualité.

Les situations stressantes, la pression au travail ou à la maison, ou encore les problèmes de santé peuvent altérer la qualité du sommeil. On ne parle pas ici de la mauvaise nuit épisodique, mais d’un sommeil perturbé sur la durée qui, à terme, pèse sur la vie des personnes concernées. Si les troubles durent plus de trois mois, vous devriez consulter un médecin. Si elles ne sont pas forcément liées à une maladie, les insomnies durables vont néanmoins souvent de pair avec des problèmes de santé physiques ou psychiques.[7] 

Quelle est la qualité du sommeil des jeunes adultes en Suisse?

En Suisse, un bon tiers des 15 à 34 ans souffrent de problèmes d’endormissement ou d’insomnies. Mais tous ne sont pas égaux devant le sommeil: ils sont 45,1% en Suisse romande et au Tessin, et 38,5% en Suisse alémanique et dans les Grisons.[8]


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Je dors mal: que faire? 

Bien dormir, à quoi ça tient?
 

Si vous souhaitez améliorer la qualité de votre sommeil, plusieurs possibilités s’offrent à vous: modifier votre comportement à l’aide de différentes techniques, examiner vos schémas de pensée, apprendre à vous détendre et suivre les règles d’hygiène du sommeil élémentaires. Les recherches ont démontré que combiner ces différentes approches avait plus de chances de porter des fruits que de n’en suivre qu’une. Alors, testez vous-même et trouvez la combinaison qui vous convient!

Dans le jargon scientifique, cette combinaison d’approches utilisée pour le traitement des troubles de l’endormissement et de l’insomnie est appelée «thérapie comportementale et cognitive» (ou TCC).[9] [10][11][12] 

Conseils à tester et à combiner 

Le meilleur ami du sommeil: le lit

L’une des mesures thérapeutiques non médicamenteuses est le contrôle du stimulus. Voici deux manières de la mettre en œuvre:

Utilisez votre chambre à coucher exclusivement pour dormir.

Souvent, les personnes qui se couchent avec leur téléphone mobile ou leur ordinateur ont des problèmes d’endormissement. Or utiliser la chambre à coucher pour d’autres activités que dormir perturbe la représentation mentale «lit = sommeil»; cette pièce n’est alors plus perçue comme un lieu d’incitation au sommeil (ou de «stimulus»). Pour vous réapproprier ce stimulus – à savoir l’association «lit = sommeil» –, faites en sorte de réserver votre chambre à coucher au sommeil.
 

Couchez-vous uniquement lorsque vous êtes fatigué. S’il vous faut plus de 20 minutes pour vous endormir, relevez-vous. 

Si, 20 minutes après vous être couché, vous ne dormez pas ou que vous vous réveillez durant la nuit et ne parvenez pas à vous rendormir dans les 20 minutes, levez-vous, sortez de la chambre et livrez-vous à une occupation délassante (p. ex. lecture) jusqu’à ce que vous vous sentiez fatigué. Ne retournez au lit qu’à ce moment-là. Même si vous avez un sommeil perturbé, levez-vous le matin à l’heure prévue et évitez les siestes en cours de journée.

Le contrôle du stimulus fait partie intégrante de la thérapie comportementale et cognitive pour lutter contre l’insomnie. Des études de la population indiquent que la seule technique du contrôle du stimulus peut déjà avoir des effets et améliorer la qualité du sommeil[13] [14] [15], notamment en cas de difficultés d’endormissement. Une combinaison avec les autres éléments du traitement cognitivo-comportemental de l’insomnie n’est donc pas forcément nécessaire ici. Faites vos expériences.
 

Dormir moins pour dormir mieux: restriction du sommeil

Être allongé dans son lit en fixant le plafond et ne pas trouver le sommeil est frustrant.

Réduisez le temps passé au lit au temps de sommeil effectif.

La technique de la restriction du sommeil consiste à réduire le temps passé au lit pour l’aligner sur le nombre d’heures de sommeil effectif. Concrètement, si vous restez chaque nuit pendant huit heures au lit, mais n’en dormez effectivement que cinq, réduisez le temps passé au lit à cinq heures. Une fois que vous dormez à nouveau d’une seule traite, rallongez progressivement le temps passé au lit jusqu’à atteindre la durée de sommeil souhaitée. Attention: la réduction de la durée du sommeil peut temporairement augmenter la fatigue diurne et les difficultés d’attention et de concentration.
 

Se débarrasser des pensées envahissantes

Les pensées négatives peuvent perturber l’endormissement et interrompre le sommeil.

Notez vos problèmes, soucis et pensées envahissantes.

N’emportez pas vos soucis et problèmes du quotidien au lit. Les pensées négatives refoulées pendant la journée peuvent en effet revenir en force durant la nuit, vous réveiller et vous faire ruminer pendant des heures. C’est pourquoi il est recommandé de régler ses soucis et problèmes durant la journée, par exemple en les notant sous forme de liste ou dans un journal. 
 

Cherchez à développer une attitude positive vis-à-vis du sommeil.

L’angoisse croissante de ne pas pouvoir dormir ne fait que renforcer les problèmes d’endormissement et d’insomnie. Rompez ce cercle vicieux en prenant conscience de vos pensées négatives relatives au sommeil et regardez les choses en face. Dormez-vous effectivement mal chaque nuit? Une nuit «blanche» avec seulement quelques heures de sommeil est souvent suivie, la fatigue aidant, d’une bonne nuit réparatrice. Rassurez-vous en vous disant que la nuit suivante sera forcément meilleure.
 

Apprendre à se détendre

Les problèmes d’insomnie vont souvent de pair avec une tension physique et/ou mentale accrue. En complément des autres approches de la thérapie comportementale et cognitive, il existe plusieurs techniques de relaxation pertinentes pour lutter contre l’insomnie.[16]

Utilisez des techniques de relaxation ciblées pour vous détendre.

Les techniques de détente musculaire telles que le training autogène, la relaxation progressive ou le yoga favorisent la détente physique consciente et active. Les techniques de méditation et les exercices d’attention sont quant à eux efficaces pour se détendre psychiquement.
 

Petit rappel des règles d’hygiène du sommeil élémentaires

Les règles d’hygiène du sommeil sont des recommandations de comportement générales pour bien dormir. 

Ne consommez pas de boissons contenant de la caféine le soir.

Des études indiquent qu’une consommation modérée à forte de caféine jusqu’à six heures avant d’aller au lit peut avoir des effets négatifs sur le sommeil.[17] Pour l’heure, il n’a pas encore été clairement établi si le fait de boire du café tôt le matin perturbe le sommeil de la nuit.On sait en revanche que certains facteurs individuels comme la sensibilité à la caféine ou la quantité de caféine absorbée quotidiennement influent sur la qualité du sommeil.
 

Évitez de consommer de l’alcool avant d’aller vous coucher.

Même si certaines personnes utilisent l’alcool comme inducteur du sommeil, il n’est pas recommandé de boire de l’alcool avant d’aller se coucher. Un ou deux petits verres de vin réduisent certes le temps d’endormissement, mais ils provoquent aussi un sommeil plus léger et de moins bonne qualité, ainsi que des épisodes d’éveil nocturne plus fréquents.[1] [18] 
 

Évitez la nicotine.

La nicotine sous forme de cigarettes, de pastilles ou de patchs entraîne des troubles du sommeil, surtout en cas de consommation élevée.[18] Même si la nicotine peut induire un certain apaisement, de nombreux fumeurs se plaignent d’avoir un sommeil de mauvaise qualité et de plus courte durée.[19] Chez certaines personnes, le sevrage peut s’accompagner de troubles du sommeil passagers.[19] [20] 
 

Faites du sport la journée.

Une pratique régulière, mais aussi des séances de sport ponctuelles ont un effet positif sur le sommeil.[18] [21] Une activité physique légère moins de quatre heures avant l’heure du coucher n’aura pas d’impact négatif sur la qualité du sommeil d’un adulte en bonne santé. Par contre, des entraînements intenses moins d’une heure avant d’aller se coucher rallongent la durée d’endormissement et raccourcissent la durée de sommeil totale.[22] 
 

Évitez de vous exposer à une lumière vive ou à la lumière bleue avant d’aller au lit.

Des études montrent que la lumière émise par les appareils électroniques perturbe notre horloge biologique et notre sommeil.[23] [24] [25] La lumière bleue, en particulier, réduit la production de mélatonine, ce qui explique pourquoi devant un écran, la fatigue se ressent plus tard . Pour y remédier, il est recommandé d’utiliser des filtres anti-lumière bleue.[26] Il suffit pour cela de mettre votre écran d’ordinateur ou de téléphone mobile en mode nuit. Si vous êtes porteur de lunettes, vous pouvez aussi intégrer un filtre anti-lumière bleue dans vos verres.
 

Bannissez les bruits indésirables ou utilisez des protections auditives.

Une musique forte dans la chambre d’à côté, le tic-tac du réveil ou les ronflements du partenaire sont autant de facteurs perturbateurs du sommeil nocturne.[27] S’il est possible de couper la musique et de remplacer le réveil sonore par un modèle silencieux, la tâche s’avère plus difficile avec d’autres sources de bruit. Des études menées dans des services de soins intensifs ont démontré que l’utilisation de bouchons d’oreille dans les environnements bruyants permettait d’améliorer la qualité du sommeil.[28] 
 

 


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Applications sélectionnées

L’institut des sciences de la santé a examiné plusieurs applications dédiées à différents thèmes de santé en se basant sur les catégories suivantes:

 

Transparence 

Une application est transparente lorsqu’elle fournit à l’utilisateur potentiel des informations suffisantes sur l’utilité, les objectifs, les coûts et l’utilisation des données ainsi que des mentions légales appropriées pour permettre une décision d’utilisation individuelle ou collective.
 

Adéquation au but (y c. changement de comportement)

Une application est adéquate au but lorsqu’elle intègre des fonctions adaptées au but prévu. Pour l’évaluation de l’adéquation au but, les chercheurs ont utilisé des techniques de changement de comportement reconnues. 
 

Proportionnalité du risque 

Une application présente un risque proportionné lorsqu’elle peut être utilisée sans exposer l’utilisateur ou son environnement à un risque sanitaire, social ou économique disproportionné. Les chercheurs ont examiné divers aspects tels que les autorisations d’accès, un paramétrage par défaut à faible risque et les informations relatives à la fiabilité des diagnostics ou des recommandations.
 

Acceptabilité éthique 

Une application est acceptable du point de vue éthique lorsqu’elle est conforme aux principes éthiques valables en Suisse et aux standards de bonnes pratiques scientifiques. Les chercheurs ont examiné notamment le respect de la sphère privée et la séparation entre publicité et contenus.
 

Validité du contenu 

Une application présente des contenus valides lorsque les contenus relatifs à la santé utilisés sont fiables. Les chercheurs ont examiné la séparation entre contenus objectifs et contenus subjectifs et la transparence des sources des contenus.
 

Adéquation technique 

Une application est adéquate du point de vue technique lorsque le développement, l’exploitation, la maintenance et l’utilisation de l’application reposent sur des technologies récentes qui permettent d’assurer une maintenabilité et une compatibilité durables. L’adéquation technique a notamment été mesurée sur la base de la fiabilité technique, des systèmes d’exploitation possibles et des options de transfert des données. Il convient de noter ici que de nombreux aspects de l’adéquation technique ne peuvent être évalués et déclarés que par le fabricant.
 

Facilité d’utilisation 

Une application est facile à utiliser lorsque le logiciel est adapté au groupe cible et contribue à la satisfaction des utilisateurs. Les chercheurs ont examiné la fonctionnalité, les messages d’erreur, les options d’assistance ou la possibilité d’utilisation hors ligne.
 

Compétences en matière de santé 

Une application est acceptable du point de vue éthique lorsqu’elle est conforme aux principes éthiques valables en Suisse et aux standards de bonnes pratiques scientifiques. Les chercheurs ont examiné notamment le respect de la sphère privée et la séparation entre publicité et contenus. 
 

Efficience des ressources 

Une application est efficiente en termes de ressources lorsque le développement de l’application intègre des éléments permettant une utilisation efficiente des ressources, par exemple en ce qui concerne la consommation d’électricité, la capacité de mémoire ou les performances de calcul. L’évaluation de cette catégorie présuppose une utilisation prolongée ou des informations correspondantes du fabricant.
 

Conformité au droit  

Une application est conforme au droit lorsqu’elle respecte les prescriptions légales régissant notamment les dispositifs médicaux, les professions et la protection des données des pays des exploitants. Cette catégorie ne peut être systématiquement utilisée ni évaluée. Elle est examinée uniquement pour les applications de dispositifs médicaux.
 

App SleepScoreTM

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*Seule la proportion des critères respectés est indiquée.​​

Langue: anglais

SleepScoreTM est une application de suivi qui enregistre des données sur votre sommeil et calcule votre «SleepScore» (score de sommeil). Cette analyse détaillée distingue quatre phases de sommeil: le sommeil léger, le sommeil profond, le sommeil paradoxal ou REM et l’éveil. L’application mesure aussi la lumière et le bruit afin de vous permettre d’optimiser votre environnement de repos. Elle propose diverses fonctions supplémentaires telles que des aides à l’endormissement, un système de réveil intelligent et des conseils pour améliorer la qualité du sommeil.

Evaluation détaillée de l'application Sleep ScoreTM

Avantages / Inconvénients

Avantages:
SleepScoreTM intègre onze techniques de changement de comportement. Vous pouvez par exemple fixer des objectifs de sommeil individuels et obtenir un rapport sur vos habitudes de sommeil.
La surveillance du sommeil ne requiert pas de matériel supplémentaire. À ce jour, l’application a été testée avec succès sur les appareils suivants: Samsung Galaxy S7, S7 Edge, S8, S8+, S9, S9+, Note 8, Note 9 et Google Pixel 2 XL.


Inconvénients:
Le bon fonctionnement de l’application n’est pas garanti sur tous les appareils. Selon les fabricants, l’application n’a pas été testée sur les appareils suivants: iPad, iPod Touch, iPhone 5s et iPhone SE. L’enregistrement du sommeil fonctionne uniquement si l’appareil est branché au chargeur. En outre, les mesures des différentes phases du sommeil sont (encore) peu fiables, mais elles servent d’indication.
 

App Peak Sleep

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*Seule la proportion des critères respectés est indiquée.

Langue: anglais

Cette application propose huit méthodes scientifiques pour améliorer la qualité du sommeil: la méditation de pleine conscience, le rêve éveillé dirigé, la relaxation musculaire progressive, la thérapie d’acceptation et d’engagement, la thérapie comportementale et cognitive, la musique de relaxation, les sons de la nature et des exercices de respiration. Un journal du sommeil intégré vous permet de suivre l’évolution de votre sommeil.

Evaluation détaillée de l'application Peak Sleep

Avantages / Inconvénients

Avantages:
Peak Sleep comprend plusieurs techniques de changement de comportement. Vous avez notamment droit, pour chaque méthode, à une introduction audio gratuite présentée par un expert. L’application propose aussi chaque jour un «rituel», par exemple une saisie dans le journal du sommeil ou une séance de relaxation / thérapie guidée. Sur la base de ces premières expériences, vous pouvez alors décider s’il vaut la peine d’acheter l’offre complète. 


Inconvénients:
La description dans l’App Store ne mentionne pas clairement que la souscription d’un abonnement mensuel ou annuel est nécessaire pour avoir accès à l’ensemble des fonctionnalités destinées à améliorer la qualité du sommeil et des statistiques établies sur la base du journal du sommeil.
 

App Sleep Cycle

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*Seule la proportion des critères respectés est indiquée.
**Critères non applicables

Langues: français, allemand, anglais, italien

Sleep Cycle est une application qui vise à améliorer la qualité générale du sommeil. Elle comprend une aide à l’endormissement, un suivi du sommeil avec enregistrement de données et une fonction de réveil intelligente qui vous permet de vous réveiller dans une phase de sommeil léger.

Evaluation détaillée de l'application Sleep Cycle

Avantages / Inconvénients

Avantages:
Sleep Cycle intègre trois techniques de changement de comportement. Grâce aux enregistrements de votre sommeil, vous pouvez vérifier l’amélioration de la qualité de votre sommeil.
La surveillance du sommeil ne requiert pas de matériel supplémentaire. Placé sur votre table de nuit ou votre matelas, l’appareil enregistre votre sommeil via son microphone ou son accéléromètre. 


Inconvénients:
Il n’y a pas d’indications sur la précision des mesures des données du sommeil ni sur les différentes phases de sommeil. Les phases enregistrées par l’application ne correspondent pas toujours aux cycles de sommeil réels, ce qui limite le bon fonctionnement du système de réveil basé sur les phases de sommeil. Par ailleurs, le suivi du sommeil consomme beaucoup d’énergie. Et, bien que l’application puisse être configurée dans les trois langues nationales, certaines fonctions ainsi que les informations d’assistance ne sont disponibles qu’en anglais.
 

App Calm

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*Seule la proportion des critères respectés est indiquée.
**Critères non applicables

Langues: français, allemand, anglais

Calm est une application qui vous permet d’apprendre des techniques de méditation. Elle offre aussi des aides pour lutter contre l’insomnie telles que des histoires pour s’endormir, des exercices de respiration et de la musique de relaxation.

Evaluation détaillée de l'application Calm

Avantages / Inconvénients

Avantages:
L’application Calm intègre neuf techniques de changement de comportement. Elle propose par exemple des contenus audio pour des séances de méditation avec des coachs, permet de répéter plusieurs fois les méditations et donne des feed-back positifs sous la forme de félicitations.
Des exercices de respiration et des photos d’ambiance avec sons de la nature sont accessibles gratuitement. Vous pouvez aussi tester gratuitement le premier jour des programmes de méditation d’une durée de sept jours. Sur la base de ces premières expériences, vous pouvez alors décider s’il vaut la peine d’acheter le programme de méditation complet.


Inconvénients:
Les détails de l’offre gratuite ne figurent pas dans l’App Store. Pour une vue d’ensemble exhaustive des fonctionnalités gratuites, il faut se rendre sur le site du fournisseur de l’application. 
 


  

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Le contenu sur le thème du sommeil a été élaboré scientifiquement par la ZHAW. La commission et le financement ont été assurés par AXA.

 

 

 


Méthodologie d’évaluation et de sélection  

D’où proviennent les critères d’évaluation des applications?

Nous avons dressé le catalogue des critères utilisés pour évaluer les applications sur la base des trois ressources principales suivantes: 

  • «Catalogue de critères uniformes pour l’autodéclaration de la qualité des applications de santé» 

Le catalogue d’eHealth Suisse, le Centre de compétences et de coordination de la Confédération et des cantons en Suisse, définit neuf catégories (critères généraux) pour contrôler la qualité. Nous en retenons sept, dans lesquels nous regroupons nos critères d’évaluation. Les catégories «Efficience des ressources et «Conformité au droit» n’ont pas été prises en compte, car leur utilisation et leur évaluation sont limitées. Quant à la catégorie «Compétences en matière de santé», elle a été créée par l’institut des sciences de la santé.

  • «Critères APPKRI pour les applications mobiles de santé» du Fraunhofer-Institut für Offene Kommunikationssysteme» 

Les critères en question ont été définis à la demande du ministère de la santé allemand (Bundesministerium für Gesundheit). Ce métacatalogue de critères comprend actuellement 290 critères et nous sert de fondement pour les critères d’évaluation. L’équipe de chercheurs de la ZHAW a retenu 56 critères qu’elle considère comme déterminants pour l’évaluation des applications. 

  • «Taxonomie des techniques de changement de comportement» selon Susan Michie et al. (2013).» 

Les techniques de changement de comportement sont une composante essentielle de notre évaluation des applications. Pour évaluer la catégorie «Adéquation au but», les chercheurs ont examiné l’utilisation des 93 techniques de changement de comportement de la taxonomie dans les applications. Ainsi, l’indication de la durée du sommeil par une application d’analyse du sommeil constitue un «feedback sur le comportement»; il s’agit donc d’une technique de changement de comportement reconnue.

Comment avons-nous évalué les critères?
  •  Les critères sont évalués par oui (pertinent), par non (pas pertinent) ou par non applicable. Les évaluations des différents critères pour chaque application sont disponibles au format PDF.
  • Les diagrammes à barres correspondent aux parts en pour-cent des critères par catégorie dont l’évaluation est oui ou non. Seuls les critères applicables sont pris en compte dans le calcul.
  • Les étoiles correspondent à la somme totale des critères, toutes catégories confondues, dont l’évaluation est oui: par exemple 4 étoiles indique que la réponse est oui pour 80% des critères évalués. 
Comment avons-nous sélectionné les applications? 

En utilisant des mots-clés spécifiques, nous avons identifié via le programme 250 applications. Sur la base de diverses caractéristiques, nous avons ensuite procédé à une présélection. Les applications mentionnées sur cette page reflètent la diversité des méthodes et des approches du thème de la santé. 

Les applications sélectionnées devaient…

  • être proposées tant pour le système d’exploitation iOS que pour Ie système d’exploitation Android; 
  • présenter des mentions légales complètes;
  • exiger un accès uniquement aux données personnelles nécessaires au but d’utilisation; 
  • être indépendantes de tout matériel supplémentaire. 
  • prévoir des paramètres de protection de la sphère privée;
  • être utilisables sans connexion Internet permanente;
  • mentionner la fonction et le prix des achats intégrés;
  • préciser l’étendue et la durée des droits d’utilisation;
  • indiquer les scénarios d’utilisation inappropriés;
  • garantir une utilisation pas ou peu entravée par l’affichage de contenus publicitaires;
  • fonctionner de manière fiable et irréprochable;
  • être exemptes de toute incitation à transmettre des données personnelles ou de tiers;
  • mettre en garde contre les risques d’une utilisation inappropriée;
  • définir clairement dans l’App Store le but visé par leur utilisation;
  • utiliser un langage compréhensible pour le groupe cible.
     

Références

1. Grandner, M. (2019). Sleep and health (1st edition). San Diego, CA: Elsevier.

2. Fultz, N. E., Bonmassar, G., Setsompop, K., Stickgold, R. A., Rosen, B. R., Polimeni, J. R., & Lewis, L. D. (2019). Coupled electrophysiological, hemodynamic, and cerebrospinal fluid oscillations in human sleep. Science, 366(6465), 628–631. https://doi.org/10.1126/science.aax5440

3. Guo, X., Zheng, L., Wang, J., Zhang, X., Zhang, X., Li, J., & Sun, Y. (2013). Epidemiological evidence for the link between sleep duration and high blood pressure: A systematic review and meta-analysis. Sleep Medicine, 14(4), 324–332. https://doi.org/10.1016/j.sleep.2012.12.001

4. Holliday, E. G., Magee, C. A., Kritharides, L., Banks, E., & Attia, J. (2013). Short Sleep Duration Is Associated with Risk of Future Diabetes but Not Cardiovascular Disease: A Prospective Study and Meta-Analysis. PLoS ONE, 8(11), e82305. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0082305

5. Powell, N. B., Schechtman, K. B., Riley, R. W., Li, K., Troell, R., & Guilleminault, C. (2001). The road to danger: The comparative risks of driving while sleepy. The Laryngoscope, 111(5), 887–893. https://doi.org/10.1097/00005537-200105000-00024

6. Tinguely G., Landolt H.-P. & Cajochen, C. (2014) Schlafgewohnheiten, Schlafqualität und Schlafmittelkonsum der Schweizer Bevölkerung – Ergebnisse aus einer neuen Umfrage bei einer repräsentativen Stichprobe. Therapeutische Umschau 71(11): 637-646.

7. Taylor, D. J., Lichstein, K. L., & Durrence, H. H. (2003). Insomnia as a Health Risk Factor. Behavioral Sleep Medicine, 1(4), 227–247. https://doi.org/10.1207/S15402010BSM0104_5

8. OBSAN (2019) Einschlaf- oder Durchschlafstörungen. Abgerufen am 4. Dezember 2019, von https://www.obsan.admin.ch/de/indikatoren/einschlaf-oder-durchschlafstoerungen

9. Murawski, B, Wade, L. Plotnikoff, R., Lubans, D.R., Duncan, M. (2018) A systematic review and meta-analysis of cognitive and behavioral interventions to improve sleep health in adults without sleep disorders. Sleep medicine Reviews 40: 160-169.

10. Riemann, D., Baglioni, C., Bassetti, C., Bjorvatn, B., Groselj, L. D., Ellis, J. G., …& Spiegelhalder, K. (2017). European guideline for the diagnosis and treatment of insomnia. Journal of Sleep Research, 26(6), 675–700. https://doi.org/10.1111/jsr.12594

11. Qaseem, A., Kansagara, D., Forciea, M. A., Cooke, M., Denberg, T. D., & Clinical Guidelines Committee of the American College of Physicians. (2016). Management of Chronic Insomnia Disorder in Adults: A Clinical Practice Guideline From the American College of Physicians. Annals of Internal Medicine, 165(2), 125–133. https://doi.org/10.7326/M15-21712 

12. Brasure, M., MacDonals, R., Fuchs, E., Olson, C. M., Carlyle, M., Diem S., Koffel E., Khawaja I. S., Oulette, J., Buttler M., Kane, R. L. & Wilt T. J. (2015). Management of Insomnia Disorder. AHRQ Publication No. 15.

13. Chesson, A. L., Anderson, W. M., Littner, M., Davila, D., Hartse, K., Johnson, S.,…& Rafecas, J. (1999). Practice parameters for the nonpharmacologic treatment of chronic insomnia. An American Academy of Sleep Medicine report. Standards of Practice Committee of the American Academy of Sleep Medicine. Sleep, 22(8), 1128–1133. https://doi.org/10.1093/sleep/22.8.1128

14. Bootzin, R. R., & Perlis, M. L. (2011). Chapter 2—Stimulus Control Therapy. In M. Perlis, M. Aloia, & B. Kuhn (Hrsg.), Behavioral Treatments for Sleep Disorders, 21–30. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-381522-4.00002-X

15. Sidani, S., Epstein, D. R., Fox, M., & Collins, L. (2019). Comparing the Effects of Single- and Multiple-Component Therapies for Insomnia on Sleep Outcomes. Worldviews on Evidence-Based Nursing, 16(3), 195–203. https://doi.org/10.1111/wvn.12367

16. Murawski, B., Wade, L., Plotnikoff, R. C., Lubans, D. R., & Duncan, M. J. (2018). A systematic review and meta-analysis of cognitive and behavioral interventions to improve sleep health in adults without sleep disorders. Sleep Medicine Reviews, 40, 160–169. https://doi.org/10.1016/j.smrv.2017.12.003

17. Drake, C., Roehrs, T., Shambroom, J., & Roth, T. (2013). Caffeine Effects on Sleep Taken 0, 3, or 6 Hours before Going to Bed. Journal of Clinical Sleep Medicine, 9(11), 1195–1200. https://doi.org/10.5664/jcsm.3170

18. Irish, L. A., Kline, C.E., Heather, E. G., Buysse, D. J., & Martica H. (2015) The Role of Sleep Hygiene in Promoting Public Health: A Review of empirical Evidence. Sleep Medicine Reviews, 22: 23-36.

19. Jaehne, A., Loessl, B., Bárkai, Z., Riemann, D., & Hornyak, M. (2009). Effects of nicotine on sleep during consumption, withdrawal and replacement therapy. Sleep Medicine Reviews, 13(5), 363–377. https://doi.org/10.1016/j.smrv.2008.12.003

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